Charte d’écologie humaine


1. L’écologie humaine s’intéresse aux interactions / interrelations réciproques Homme-Environnement. 

2. Elle considère les interactions entre les écosystèmes et le système social. Les écosystèmes se composent d’un ensemble d’éléments biotiques (incluant l’homme) et abiotiques (incluant les constructions humaines). Le système social est composé de l’ensemble des déterminants du comportement humain vis-à-vis de son environnement (traditions, connaissances…). 

3. Il en résulte que les interactions étudiées se rapportent autant à un environnement « vécu » qu’à un environnement au sens écologique. L’écologie humaine doit ainsi se situer aux interfaces des sciences de la Vie, des sciences de la Terre, et des sciences humaines et appliquées. 

4. En considérant les effets en chaîne et les rétroactions liant écosystèmes et sociétés humaines, l'écologie humaine propose de nouvelles perspectives visant à résoudre des problèmes environnementaux et sociétaux. 

5. Plutôt qu’une discipline, l'écologie humaine est une attitude scientifique qui à travers une approche inter/transdisciplinaire des problématiques complexes liant l’homme et ses environnements vise à apporter une meilleure compréhension des situations passées, actuelles et futures.

6. Cette orientation vers le futur justifie une considération éthique qui est fondée sur la durabilité, et l'interdépendance entre les sphères biologique et sociale. Ainsi l'écologie humaine n'est pas limitée à une analyse descriptive de ces interdépendances mais elle vise aussi à contribuer par un apprentissage environnemental de l'utilisation raisonnée et responsable des ressources naturelles. 

7. Les écosystèmes sont le résultat d’une longue histoire de coévolution entre les éléments qui les composent. En ce sens l’histoire biologique et culturelle de l’homme et celle de ses interactions avec l’environnement font partie de l’écologie humaine. 

8. La modélisation et le Système d'Information Géographique sont des outils, parmi d'autres, de l’écologie humaine ambitionnant de rendre compte de la complexité des objets qu'elle étudie. 

9. La dimension spatiale est une donnée fondamentale (effet d'échelles). Cependant les contours des écosystèmes sont flous et fonction des problématiques considérées. 

10. La dimension temporelle est une seconde dimension fondamentale. La compréhension des dynamiques passées et présentes étant un élément essentiel à l’aide à la décision. 

11. L'intégration du continuum espace-temps dans les modèles d'analyses permet d'appréhender d'une part l'incertitude et le risque dans l'évolution d'un système, d'autre part sa complexité. Elle ouvre ainsi sur les champs de la science "postnormale". 

 12. L'enseignement de l'écologie humaine doit inclure une réflexion sur l'histoire de la production des savoirs scientifiques et techniques à la lumière des grands paradigmes philosophiques qui orientent les rapports homme/nature, sujet/objet, et sujet/collectivité. Le but est de replacer l'écologie humaine dans la vision holistique des relations Homme-Environnement. 

13. Le Certificat International d'Ecologie Humaine a pour vocation de promouvoir l'enseignement de ce champ de recherche, à travers un réseau international unissant leurs compétences, dédié aux mondes civil et surtout professionnel ayant à aborder dans une perspective nouvelle les problèmes liés aux relations Homme-Environnement. Pour cette raison, l'OMS Europe supporte depuis son origine le CIEH

* Carte publiqué par le Pape Benoît XVI


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